mar 16, 2010
Posted on mar 16, 2010 in Marketing & Stratégie | 1 comment
Il y a quelques semaines, Foursquare a fait son apparition sur mon Blackberry. Si vous ne savez pas ce qu’est Foursquare, je vous invite à lire l’excellent article de Grégory Pouy « C’est quoi Foursquare ? » avant de continuer.
Ce genre d’application a tout pour plaire à mon esprit marketing pragmatique. Enfin une application « online » capable de créer du trafic sur les lieux de vente, en surfant sur la grande mode du social ! Je me suis donc intéressée de plus près au phénomène.
Tout d’abord, Foursquare n’est pas la seule application de ce type (mais pour l’instant, la seule à fonctionner sur Blackberry, ce qui est étonnant quand on voit certains chiffres…).
Dismoiou, plus axé ‘recommandation’ , Open Playce et Veniu (en préparation), sont également présents sur le segment de la géolocalisation sociale. Je ne les ai pas testés, forcément, mais je suppose que la mécanique est la même : permettre aux internautes de se ‘situer’ via leur smartphone et d’en informer leur tribu.
Et j’y vois de nombreux avantages, tout comme je l’avais déjà écrit à l’époque au sujet de Google Latitude.
Pour l’utilisateur, la transposition de la tribu virtuelle dans le réel est un véritable gain de temps. Vous n’êtes probablement pas dans la cible, mais je suis prête à parier que les jeunes adultes trouveront très vite un intérêt à savoir où se trouvent leurs amis le samedi soir, plutôt que de passer des dizaines de coups de fil de type « Ben t’es où ? ». Sans parler des mash-ups type Fourwhere (encore améliorable, je vous l’accorde) qui permettront de retrouver, près de chez soi ou sur son prochain lieu de vacances, les endroits les plus populaires…
Pour l’annonceur, ou du moins le ‘lieu’ en question, tout est à imaginer. Que ce soit pour en faire un simple indicateur de performance à analyser et à suivre, un outil de veille e-réputationnelle ou un véritable outil de recrutement et de fidélisation, les applications de géolocalisation sociale ouvrent de nouvelles perspectives et bousculent les frontières de la communication « en ligne ».
Il était temps. Après avoir vendu du rêve aux annonceurs en leur promettant clics et merveilles, voici enfin des outils qui donnent corps au marketing social en le déplaçant vers le terrain, la réalité, la boutique.
Ok, je m’emballe. C’est pas pour tout de suite. Et forcément, ça n’est pas adapté à toutes les problématiques. Forcément. Et tout à inventer, à faire, à expliquer, à adapter. Et non, ça n’est pas la panacée, la solution à tous les problèmes de visibilité, de communication, de recrutement, de vente.
Comme l’ensemble des leviers du marketing, qu’ils soient ON ou OFF line, il va falloir établir une stratégie, l’intégrer aux autres dispositifs mis en oeuvre, en mesurer les retombées, l’optimiser… Ca me rappelle un truc, ça…
sept 22, 2009
Posted on sept 22, 2009 in Me, myself & I | 3 comments

J-7 avant le Salon E-Commerce 2009 à Paris, Porte de Versailles… et bien entendu, j’y serai.
Cette 6ème édition semble avoir encore gagné en maturité, et bien qu’il me soit parfois arrivée de déplorer la piètre qualité de certaines conférences, je retrouve avec plaisir, lors de cette grand messe annuelle, les acteurs du domaine avec lesquels je travaille tout au long de l’année et qu’il m’est malheureusement difficile de voir plus souvent, depuis ma province profonde
.
Régies, supports, plateforme d’affiliations, services innovants, nouveaux produits, nouvelles technos, autant de ressources et d’informations que j’engrange pour mieux les restituer lorsque je me retrouve confrontées aux problématiques de mes clients.
Et c’est avec plaisir que je participerai au cocktail Blog2blog, organisé par Ebusiness, qui se tiendra le mercredi 30 septembre de 14h à 15h30.
avr 8, 2009
Posted on avr 8, 2009 in Marketing & Stratégie | 4 comments

… et des relents de manipulation publicitaires qui viennent à mes narines.
Je vous refais le pitch : l’Ile d’Hamilton, en Australie, a lancé un recrutement très particulier de « gardien d’île ». Le job est payé royalement (un peu plus de 70.000 euros pour 6 mois de boulot) et consiste à se balader sur l’île, plonger, faire des vidéos, prendre des photos et écrire des articles sur le blog lancé à l’occasion, gîte et couverts somptueux compris. Un site a été lancé, et des milliers de candidats ont été invités à envoyer des vidéos pour soutenir leur candidature.
Jusqu’ici, je trouvais le concept très intéressant. Pour le prix de petites annonces « offres d’emploi » dans les plus grands quotidiens du monde entier (nettement moins cher qu’un plan média à la même échelle), l’Office du Tourisme d’Hamilton a réussi à créer le buzz. Les journaux en ligne puis la presse et la télé s’y sont intéressés, France 2 y a même consacré un reportage dans « Envoyé Spécial » il y a quelques semaines. Un reportage intéressant sur l’île, les conditions de travail du futur embauché et le portrait de 2-3 candidats français (à la charge de la chaîne de télé, tout bénéf’ donc pour l’organisateur).
Jusqu’ici, tout va bien. Même si je trouvais l’approche de l’un d’entre eux, « Ben », particulièrement professionnelle, et que j’étais étonnée qu’on puisse autant y croire et se démener à ce point pour obtenir un job…
Puis, l’autre soir, les 16 candidats retenus ont été annoncés. Et, dans mon journal télévisé préféré, j’ai vu apparaître Ben, qui avait, pour l’occasion, réunis famille et amis chez lui. Il attendait anxieusement un coup de fil et lorsqu’il est arrivé, ce fut l’explosion de joie, notre Ben national avait été retenu. Et… là… comment dire… J’ai commencé à me dire qu’il était quand même étrange que sur tous les candidats français qui n’ont pas manqué de se présenter, c’est justement à lui que France 2 avait consacré un reportage, quelques semaines auparavant. Je me suis même souvenue, soudain, que les organisateurs du recrutement avait brièvement évoqué sa candidature, dans la partie du reportage qui présentait les équipes chargés de repérer les candidats, histoire de titiller la curiosité des téléspectateurs… Et là, c’était chez lui que les caméras télé étaient installées, justement, le soir des nominations…
Je sais pas vous, mais pour moi, le coup de buzz façon « recrutement » commence à tourner à l’opération de communication massive. J’aimerais bien savoir comment les médias de nos voisins européens ont abordé le sujet, mais je ne serais pas étonnée de découvrir qu’il y avait un candidat « phare » dans chaque pays, un monsieur tout le monde destiné à faire rêver ses concitoyens, histoire de mieux amorcer le buzz en donnant aux journalistes un candidat en patûre…
A moins que je sois blasée et que je voie le mal partout ?
mar 25, 2009
Posted on mar 25, 2009 in Marketing & Stratégie | 0 comments
Il serait plus honnête de parler de tentative de définition, parce que l’e-pub, également appelé ‘display’, est un mot fourre-tout dans lequel on fourre un tas de concepts de publicité online. En gros, l’e-pub, ce sont les bandeaux que l’on voit fleurir un peu partout, plus ou moins bien intégrés aux sites qu’ils envahissent.
L’e-pub obéit avant tout à une norme, des formats standard déterminés par l’IAB, qui permet d’harmoniser la taille des différents visuels. Il ne s’agit que d’une règle informelle, et certains sites proposent à la commercialisation des formats différents, tels que l’habillage de home page ou des intersticiels à taille variable.
Ce qui différencie les différentes campagnes de display est essentiellement leur modèle économique. Il existe 3 principaux modèles de commercialisation des espaces publicitaires sur le net :
- Le CPM, ou coût pour mille, qui s’approche de l’achat d’espace traditionnel. L’annonceur achète une certain nombre d’affichage, des PAP (pages avec publicité) et peut déterminer la date de début et de fin de la campagne et le rythme de diffusion. C’est le modèle économique des grands sites éditoriaux, des carrefours d’audience, des sites de presse.
- Le CPC, ou coût par clic, permet aux annonceurs une meilleure maîtrise de leur communication, puisqu’il leur permet de maîtriser leur coût contact. Ce modèle économique n’est malheureusement pas accessible sur tous les sites mais plutôt sur des réseaux de sites, regroupés par thématique, à l’audience moins importante, en quantité, mais parfois très qualifiée.
- Le CPL, également appelé CPA, pour ‘lead’ ou ‘action’, est le modèle économique principal des plateformes d’affiliation. Il s’agit de rémunération à la performance, le tracking de l’internaute permettant de déterminer son action sur le site cible (achat, inscription, validation de formulaire) et de rémunérer le site source en fonction de l’action réalisée.
L’affiliation mériterait un article complet, sur lequel je tacherai de me pencher dans les semaines qui viennent. En tout état de cause, si vous souhaitez rentabiliser votre blog, il existe un site qui répertorie l’ensemble des plateformes d’affiliation et les campagnes proposées par les annonceurs.
Bonne lecture !
jan 29, 2009
Posted on jan 29, 2009 in Marketing & Stratégie | 3 comments
Pas vraiment le temps de bloguer, en ce moment… Suivre l’actualité du web m’est déjà difficile, la retranscrire ici reste un challenge auquel je n’ai pas renoncé.
En attendant, j’ai réalisé aujourd’hui utiliser dans ma vie professionnelle un bon nombre d’acronymes et de termes obscurs que j’ai souvent besoin d’expliciter. Voici donc venue la rubrique de la définition du jour, que je vais tenter d’alimenter le plus rapidement possible (j’ai déjà pleiiiiin d’idées).
jan 25, 2009
Posted on jan 25, 2009 in Me, myself & I, Media & Outils | 2 comments
Tout comme notre ex-futur Secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique et ses effets d’annonce quant aux opérations massives prévues par l’UMP sur Facebook (sic), nombreux sont mes clients qui s’interrogent (et m’interrogent par la même occasion), sur l’opportunité d’une présence sur Facebook.
Certains sont de doux réveurs et s’imaginent qu’il suffit de créer une page pour voir des milliers d’internautes devenir fan d’un produit loin d’être un produit grand public, d’autres ont compris tout l’intérêt d’animer une communauté sur ce media et le font bien…
J’essaie de dissuader les premiers, en les aiguillant vers une communication plus classique mais qui a fait ses preuves, et d’assister les seconds, en dispensant formation et conseils, voire en intervenant à leur place pour mettre en place leur communication sur FB.
Pour moi, Facebook ne saurait suffire à assurer la communication d’une entreprise en ligne, quelle qu’elle soit… Mais il peut contribuer à assoir la présence d’un annonceur sur internet.
Bien entendu, il faut respecter quelques conditions : avoir identifié sa cible (un basique) et être certain de la trouver sur Facebook (clairement, les seniors ne sont pas forcément les plus représentés) ; se donner les moyens humains nécessaires à l’animation de la communauté qu’on envisage de créer ; avoir identifié un concept autour duquel peuvent se réunir nos clients ou prospects et s’être fixé une ligne éditoriale ; avoir des choses à dire et à partager et surtout, être capable d’entendre…
Une fois ces conditions remplies, un peu de bon sens et d’imagination peuvent suffire à faire de Facebook un outil efficace pour communiquer, fidéliser et recruter…
Pour ma part, je suis étonnée de l’ampleur que prend Facebook dans ma vie numérique. Un temps utilisé à des fins très personnelles, Facebook est devenu depuis quelques mois un véritable outil de travail et de veille, me permettant d’entretenir facilement des liens avec mes clients et prestataires, de m’informer et d’apprendre en suivant des ‘experts’, d’obtenir de précieuses informations dans les groupes pro auxquels j’appartiens et d’être joignable pour mes élèves… Sans oublier l’option « Share on Facebook » qui me permet de consigner l’adresse de sites intéressants, et d’y revenir plus tard.
Même l’hôtel où je partirai me dorer la pilule dans 10 jours est présent sur Facebook. Avec ça, je ne suis pas prête de guérir de mon addiction !
déc 27, 2008
Posted on déc 27, 2008 in Media & Outils | 1 comment
… ou comment une plateforme de mise en relation blogueurs/annonceurs jette un pavé dans la mare.
Je n’ai jamais écrit de billet sponsorisé. Pas que j’y sois opposée, il m’est arrivé d’écrire des articles après avoir été sollicitée par une marque dont les produits m’intéressent, mais les campagnes proposées par les plateformes ne sont généralement pas « dans ma ligne éditoriale » et ne satisfont pas mes critères de sélection.
Il n’empêche que je suis inscrite à plusieurs d’entre elles, notamment Ebuzzing, qui a jeté, deux jours avant Noël, un gros pavé dans la mare, créant l’agitation au sein des petits poissons blogueurs : à partir du mois de janvier, il faudra disposer d’un numéro de SIREN pour pouvoir récupérer la rémunération liée aux billets sponsorisés.
Ebuzzing suggère donc d’opter pour le statut d’autoentrepreneur, permettant à tous les particuliers d’être enfin en règle, avec une simplification des déclarations et des prélèvements sociaux.
Plutôt une bonne nouvelle, pour moi. Je n’ai pas forcément l’intention de devenir autoentrepreneur, mais je suis ravie de voir qu’enfin, on accorde aux blogueurs le crédit d’une « entité » professionnelle et qu’on reconnaisse la valeur de leur travail au point de le soumettre aux règles des entreprises.
Nous verrons dans les prochains mois si ce statut ne décourage pas trop les blogueurs amateurs de billets sponsorisés…
sept 14, 2008
Posted on sept 14, 2008 in Marketing & Stratégie | 2 comments
Avant de devenir Mr Pull, Jean-Paul était un homme comme les autres, un Jean-Paul parmi tous les Jean Paul.
Il portait son pull ailleurs que sur la tête.
Il voyait la vie autrement qu’à travers les mailles de son pull : il voyait la vie autrement tout court!
Jusqu’au jour où… Jean-Paul est devenu Mr Pull.
Jean-Paul n’utilisait pas Musiline : http://www.musiline.fr/.
Mr Pull n’utilisait pas Musiline
envoyé par clybon
C’est ainsi que le groupe Lagardère Active a décidé de promouvoir son service d’écoute de flux musicaux, à la manière de Deezer.
Playlists thématiques, moteur de recherche puissant et critères de sélection très avancés, on ne peut qu’aimer les fonctionnalités du site, à l’aspect un chouia trop dépouillé. Pas encore suffisamment accro pour lâcher les play-lists superbes découvertes sur Deezer, j’ai néanmoins apprécié les possibilités offertes par le site lorsque je l’ai testé.
Le couac ? La pub. Et oui, forcément, le groupe Lagardère, régie avant tout, n’a pas pu s’empêcher de commercialiser ses espaces publicitaires, et a fortiori les espaces publicitaires sonores. Résultat, des publicités viennent s’incruster dans vos tympans pendant l’écoute de vos morceaux préférés et ça, pour moi, c’est tout bonnement rédhibitoire…
Les enjeux de la musique en ligne sont énormes, les droits liés à la diffusion aussi
Et ce sont de nouveaux modèles auxquels s’essaient éditeurs et producteurs, artistes et maisons de disque, des modèles qui bouleverseront les habitudes d’accès à la musique des générations à venir.
Je ne suis pas persuadée que le modèle choisi par Lagardère soit le bon, mais dans tous les cas, il y a fort à parier que, n’ayant jamais connu autre chose que le CD et les lecteurs MP3, ma fille n’achète jamais plus une ‘galette’ à l’âge adulte, le support physique n’étant, et ce déjà aujourd’hui, qu’une contrainte de plus en matière de stockage et de partage.