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De l’industrie musicale et de son avenir…

… ou comment je suis tombée sous le charme de Mike Masnick, qui décortique comment Trent Reznor, des Nine Inch Nails, réinvente le modèle économique de la musique.

Je vous laisse savourer, c’est en anglais sous-titré en français, ça dure 15 minutes et c’est passionnant.

Pourquoi je voterais pour Hadopi si j’étais député…

Parce que si j’étais député, j’aurais entre 45 et 85 ans, j’aurais terminé mes études bien avant l’avènement des ordinateurs (pour certains même bien avant l’invention du Minitel), je n’aurais probablement pas d’ordinateur sur mon bureau mais un attaché parlementaire, une assistante ou un secrétaire particulier qui s’occupe de « tout ça » pour moi.

Parce que si j’étais député, je penserais qu’il suffit d’envoyer un gentil courrier à Google pour qu’il modifie son algorythme et qu’il revoit le positionnement des quelques milliards de sites indexés juste pour me faire plaisir.

Parce que si j’étais député, je n’aurais aucune idée de ce qu’est une adresse IP, un proxy ou un accès wifi ouvert, et à vrai dire, je m’en foutrais.

Parce que si j’étais député, j’ignorerais tout des possibilités techniques offertes aux bons comme aux méchants, et je n’imaginerais pas la ribambelle d’algorythmes et de solutions qui permettraient le reversement équitable d’une licence globale.

Parce que si j’étais député, au fond, je ne saurais pas de quoi je parle, et je penserais qu’il suffit d’une loi pour modifier la nature humaine.

Mpff.

Revue de web du 19/02/09

Retour de la revue de web… Bien que n’ayant jamais vraiment arrêté ma veille, je n’ai pas eu le temps de consigner par écrit mes différentes trouvailles depuis bien longtemps, tâchons de corriger le tir :

Un nouveau Deezer ?

Avant de devenir Mr Pull, Jean-Paul était un homme comme les autres, un Jean-Paul parmi tous les Jean Paul.
Il portait son pull ailleurs que sur la tête.
Il voyait la vie autrement qu’à travers les mailles de son pull : il voyait la vie autrement tout court!
Jusqu’au jour où… Jean-Paul est devenu Mr Pull.

Jean-Paul n’utilisait pas Musiline : http://www.musiline.fr/.

Mr Pull n’utilisait pas Musiline
envoyé par clybon

C’est ainsi que le groupe Lagardère Active a décidé de promouvoir son service d’écoute de flux musicaux, à la manière de Deezer.

Playlists thématiques, moteur de recherche puissant et critères de sélection très avancés, on ne peut qu’aimer les fonctionnalités du site, à l’aspect un chouia trop dépouillé. Pas encore suffisamment accro pour lâcher les play-lists superbes découvertes sur Deezer, j’ai néanmoins apprécié les possibilités offertes par le site lorsque je l’ai testé.

Le couac ? La pub. Et oui, forcément, le groupe Lagardère, régie avant tout, n’a pas pu s’empêcher de commercialiser ses espaces publicitaires, et a fortiori les espaces publicitaires sonores. Résultat, des publicités viennent s’incruster dans vos tympans pendant l’écoute de vos morceaux préférés et ça, pour moi, c’est tout bonnement rédhibitoire…

Les enjeux de la musique en ligne sont énormes, les droits liés à la diffusion aussi :) Et ce sont de nouveaux modèles auxquels s’essaient éditeurs et producteurs, artistes et maisons de disque, des modèles qui bouleverseront les habitudes d’accès à la musique des générations à venir.

Je ne suis pas persuadée que le modèle choisi par Lagardère soit le bon, mais dans tous les cas, il y a fort à parier que, n’ayant jamais connu autre chose que le CD et les lecteurs MP3, ma fille n’achète jamais plus une ‘galette’ à l’âge adulte, le support physique n’étant, et ce déjà aujourd’hui, qu’une contrainte de plus en matière de stockage et de partage.


Musique !

Ma façon de consommer de la musique s’est transformée depuis une dizaine d’années. Et si je n’ai jamais été fan au point d’acheter tous les CD d’un artiste et me ruiner en concerts, inédits et autres vinyls originaux, j’ai toujours écouté de la musique, tout le temps.



Dans la voiture, au bureau, chez moi, dans la cuisine, en bossant, en lisant, dehors, en faisant mes courses, en me promenant, la musique m’accompagne. En famille ou entre amis, c’est la chaîne du salon qui diffuse en permanence, et quand je suis seule, c’est mon iPod ou mon Blackberry qui prennent le relais.



C’est naturel, ça l’a toujours été, et c’est quand je sors de mon cadre de vie habituel, en déplacement par exemple, que je me rends compte du manque.



Jusqu’ici, rien de bien nouveau par rapport à mes jeunes années. Certes, un iPod prend moins de place que mon bon vieux lecteur CD et j’ai des heures de musique devant moi, mais globalement, je n’écoute pas plus ou moins de musique qu’à 20 ans.



Là où ça change, c’est par la nature et l’origine de la musique en question.



Là, par exemple, j’écoute Radio Panamericana, radio péruvienne kitshissime à souhait, grâce à Shoutcast, qui recense et diffuse la majorité des webradios diffusées sur la planète (sur Shoutcast toujours, je vous conseille Radio Paradise).



Dans mon Blackberry, c’est le dernier album du groupe Kill the Alarm que j’écoute, téléchargé (légalement, je tiens à le préciser) après l’avoir découvert sur un blog.



Avant eux, c’était Minor Majority, et encore avant, Katie Melua à ses débuts, et avant elle, sans doute un artiste méconnu en France déniché sur une radio étrangère.



Bon, je n’ai ni la mémoire des noms, ni l’oreille musicale, donc mes découvertes sont parfois des groupes qui existent depuis des décennies, mais globalement, mes choix musicaux se sont élargis, étoffés, variés en 10 ans.



Et si vous êtes curieux aussi de nature, je vous invite à consulter le site des « Sylvain Picot, Chanson française grimaçante et marécageuse » groupe franco-français ami dont le premier album m’a agréablement surprise.









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