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De la nécessité de réseauter (aussi) IRL

Dans 3 semaines, je serai à Paris pour l’édition 2010 de la grand messe annuelle de la profession : Ecommerce Paris. Puis, le mois suivant, à Paris à nouveau pour WebDeux.Connect2010 (où j’aurai l’immense privilège de jouer les connecteurs). Il est fort probable que je me rende également à Emarketing Paris en janvier prochain, et à MD Expo en mars.

La raison première de ces déplacements pourtant chronophages réside dans le fait de rencontrer de nouveaux prestataires, de découvrir de nouvelles offres, d’assister à des conférences et d’enrichir ainsi une sorte de ‘base documentaire’ dans laquelle je pioche ensuite les idées les plus pertinentes pour répondre aux problématiques de mes clients.

C’est donc un exercice de veille comme un autre, à ceci près qu’il permet également de tisser des liens, et c’est là le deuxième et majeur avantage à mes yeux.

Mon réseau online s’enrichit chaque jour de nouveaux contacts : prestataires, prospects et clients, mais également blogueurs, lecteurs de ce blog, twittos croisés au détour d’un #followfriday se retrouvent dans mes contacts Facebook, Viadéo, Linkedin (et vice versa !)…

En l’état, ce réseau me permet de grossir les stats de mon blog et de m’offrir une pseudo légitimité professionnelle au regard du nombre de mes contacts (façon « C’est qui qui a la plus grosse ? »). Autant dire, aucun intérêt, à part pour mon (forcément énorme) ego de blogueuse.

En revanche, ce réseau étant constitué majoritairement de professionnels du web (ou du marketing, ou de la communication), il est probable que j’en croise une bonne partie lors de ces salons. Et la réalité d’un échange face à face, ça n’a pas de prix.

Si elles ne sont pas nécessaires pour bâtir une e-réputation, ces rencontres deviennent primordiales dès qu’il s’agit de les faire fructifier.

Rencontrer un prospect permet bien souvent de le rassurer (n’oublions pas que 90% du choix d’un prestataire se fait sur des critères ‘émotionnels’ bien éloignés du montant du devis ou de la qualité perçue de l’offre) et mettre un visage sur le nom d’un prestataire / partenaire / sous-traitant améliore grandement la qualité des échanges ultérieurs (et l’efficacité de la collaboration).

Refaire le monde avec un blogueur autour d’un café, prendre le temps de faire connaissance avec une personne rencontrée sur Twitter, se présenter spontanément à un vague contact Linkedin croisé au détour d’une allée… Autant d’occasions d’activer un réseau online qui n’a de valeur que par la qualité des échanges et la force des liens.

J’ai pu le constater régulièrement, les rencontres du net qui passent le cap de la rencontre ‘IRL’ sont généralement celles dont le lien devient le plus fort, celles qui m’apportent le plus de richesse….

Alors… on se voit dans trois semaines ? :)

De la nécessaire légèreté de l’être

Depuis plusieurs mois, bloggueurs américains et français s’interrogent sur la « mort annoncée » du blogging (notamment ici Olivier Mermet, dont je partage l’analyse).

Je ne reviendrai pas sur les conclusions des différents blogueurs qui se sont penchés sur le phénomène, nous avons tous constaté une modification dans le rythme de publication de billets, le glissement vers Twitter des billets de type « revue de web », la spécialisation des blogs dits « influents », l’abandon de ceux moins professionnels au profit de Facebook.

Là où je m’interroge c’est sur ma capacité à produire, ici, du contenu original, politiquement correct, pertinent, en accord avec ma ligne éditoriale, suffisamment trendy pour me valoir un max de visites et de RT… Au final, je m’interroge sur l’essence même de ce blog, sa raison d’être.

A force de vouloir professionnaliser mon blog, lui conférer un aspect lisse et policé, qui ne nuise pas à mon « e-réputation », j’ai l’impression d’avoir perdu mon âme. Et publier des articles de type « liste » (connus pour être plus lus que de longs articles), ou rebondir sur le tout dernier article US hyper-pointu qui fait déjà couler l’encre blogosphérique, ça ne m’amuse pas (plus ?).

Je regrette les coups de gueule et les billets futiles qui ponctuaient mon flux de publication de virgules spontanées, parfois drôles, toujours sincères. Et clairement, la baisse de mon rythme de publication est liée à cette perte de plaisir, poster un article représentant plus une « corvée » nécessaire (*tain, il faut que je blogue, mon dernier article date d’un mois, pas bon pour les stats) qu’un exercice plaisant comme à mes débuts.

Le blogging n’est pas mort, il se professionnalise, il se spécialise, les articles deviennent plus longs, plus étoffés, plus étudiés. De vrais dossiers complets sur de grosses problématiques, de l’analyse, de la dissection… Définitivement pas mon truc, avec mon fameux esprit de synthèse et mon pragmatisme.

Alors, mon blogging est-il mort ?

Des différents réseaux sociaux et de leur usage

Je réagis ce matin à l’article de l’excellent Jacques Froissant, publié sur 01Net hier, dans lequel Jacques nous conseille de ne pas mélanger vie pro et vie perso en ligne, en doublant par exemple ses profils pour cloisonner ces deux facettes de notre vie.

Dans l’échange en 140 caractères qui a suivi sur Twitter, je lui ai exprimé mon désaccord, argumentant que ce qui n’est pas assumable professionnellement ne doit tout bonnement jamais être publié, ce à quoi Jacques répondait qu’il y avait des éléments qu’on n’avait pas nécessairement envie de partager avec tout le monde.

Twitter ne nous laissant guère le loisir d’exprimer et d’argumenter longuement, me voici à écrire un article pour exprimer le fond de ma pensée, pas forcément très éloignée de l’idée de cloisonnement soulevée par Jacques.

La première chose que je dis à mes élèves lorsque nous abordons les notions de réseaux sociaux et de vie privée, c’est que quoi qu’ils publient, même sur des espaces protégés, ils doivent toujours veiller à ce que ces contenus n’offensent personne et ne puissent leur porter préjudice, maintenant ou à l’avenir.

Il est des sites avec des usages spécifiques : Viadéo et Linkedin sont des vitrines professionnelles suffisantes pour mettre en avant ses compétences professionnelles, Hello Tipi permet de partager de manière très privée ses photos de famille, ipernity offre la possibilité de publier articles, photos et vidéos et d’accorder à chaque élément un accès uniquement aux membres de son réseau ou de sa famille, Picasaweb est très efficace pour stocker des albums de vacances et les partager uniquement avec des amis choisis…

Un seul et même profil, une identité réelle, suffit donc à gérer différentes facettes de sa vie grâce à différents services.

Certes, il y a le cas Facebook, où l’on mêle allègrement tout ce petit monde, sans vraiment faire le distinguo entre vie privée et vie professionnelle. Mais Facebook est doté de fonctionnalités qui permettent de segmenter ses contacts et d’éviter que les relations professionnelles accèdent à des informations trop personnelles.

Pour ma part, j’ai le parti-pris suivant : mon Facebook est privé, visible uniquement aux contacts que j’ai ajoutés, qui voient par défaut l’ensemble de mes publications, exceptés certains albums photos familiaux dont je réserve l’accès à mes proches. Je n’ai ajouté à mes contacts que des personnes clairement identifiées et quand bien même mon profil deviendrait public par inadvertance, rien de ce que je publie n’est réputé choquant ou insultant.

En ce qui concerne Twitter, je peux effectivement comprendre l’intérêt d’avoir plusieurs comptes, pas tant pour séparer vie privée de vie professionnelle, mais pour conserver une ligne éditoriale cohérente lorsqu’on est amenés à tweeter sur des sujets qui n’intéressent pas forcément tout le monde ou dans des sphères au degré d’intimité différentes (cela permet aussi de gérer des ‘tribus’ différentes).

Outre le danger de la publication réputée anonyme, qui permet de dépasser les bornes et se retourne contre l’auteur lorsqu’elle est, accidentellement ou pas, rendue accessible à tous, utiliser des identités différentes sur les différents services représente pour moi la perte d’une richesse supplémentaire, du petit plus qui ferait la différence dans le cadre d’une recherche d’emploi.

Je reste persuadée que l’image qu’on façonne de soi en ligne est composée de petites touches, tantôt professionnelles, tantôt plus personnelles, dévoilées au gré des supports, savamment protégées ou pas… Et multiplier les profils revient à diluer cette image.

Là où je rejoins Jacques, c’est sur la cohérence et la prudence, qui doivent être de mise, parce qu’on ne se construit pas une image en un jour, et qu’il faut choisir sa ligne éditoriale, l’assumer et la maintenir sur le long terme en prenant soin de ne laisser que des empreintes neutres, sinon positives, lors de nos passages sur les différents services.

Et c’est là, en amont de la mise en oeuvre de cette création d’identité numérique qu’il convient de se poser les bonnes questions : qui suis-je et que puis-je/dois-je mettre en avant pour atteindre quels objectifs ?

D’une première à Sophia

Demain à Sophia Antipolis se tient le premier BarCamp officiel, sur le thème de l’identité numérique et e-réputation.

Un BarCamp, c’est quoi ?

Créé aux US, le concept du BarCamp est celui de la « non-conférence ». Contrairement aux conférences classiques où une équipe d’orateurs s’adresse à une masse d’auditeurs, les participants du BarCamp sont tout à la fois « émetteurs » et « récepteurs ». C’est le principe de l’échange, de la fertilisation croisée des expériences, de l’enrichissement mutuel (très « libre », tout ça, au fond).

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce BarCamp, voire vous inscrire pour y participer, je vous invite à découvrir le wiki du BarCamp Sophia Antipolis.

J’essaierai pour ma part d’y passer quelques heures dans l’après-midi.

EDIT // Pour découvrir ou compléter vos connaissances, je vous invite à consulter l’excellent livre numérique « Cultivez votre identité numérique » auquel ont participé un grand nombre de blogueurs et spécialistes de la réputation en ligne, du référencement et des réseaux sociaux.

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