L’apparition du numérique, l’accessibilité tant technique que financière à des appareils photos de plus en plus puissants et l’intégration de cellules photo dans nos téléphones (eux-mêmes de plus en plus répandus et de moins en moins chers) ont largement contribué à la débauche d’image qui sont aujourd’hui stockées et partagées en ligne.
Pour mémoire, 80 milliards de photos sont hébergées actuellement sur Facebook, plus de 100 milliards sur Flickr, et sans doute autant sur les nombreux sites d’hébergement et de stockage dont le net regorge.
Certes, comme dans la plupart des contenus générés par les utilisateurs, la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Il y a cependant de vrais talents qui se révèlent, talents qui seraient probablement restés dans l’ombre à l’ère de la photographie analogique, plus complexe et plus couteuse (pas facile de payer 100 tirages pour une petite dizaine de photos réussies, ce qui semble être un ratio moyen actuellement).
Toujours est-il que cette facilité à shooter et partager a entrainé l’apparition d’un phénomène qui me fascine : le ‘photoblogging’ ou l’art d’illustrer son quotidien en image, jour après jour.
J’ai moi-même intégré un groupe ipernity appelé #tasskaff365 dont le principe repose sur la publication quotidienne d’une photo de sa tasse de café… Pas convaincue au début, je trouve fascinante la capacité des membres du groupe à partager leur quotidien sous cet angle de vie très particulier.
De nombreux autres projets de ce type permettent d’explorer/de partager le quotidien d’internautes du monde entier.
Parmi les projets, les photos et les services que j’apprécie le plus, je citerais :
Les Macusers, acteurs du Web 2.0 ? Sachant que la comparaison est faite avec des utilisateurs de machines Dell, et que Dell est essentiellement une solution professionnelle, on pourrait répondre qu’on est pas censer contribuer au web 2.0 au boulot… Mais bon, c’est agréable, cette sensation de voir tous les indicateurs de ma geek-itude passer au vert
J’ai pris un peu plus de temps pour me créer un compte sur Ipernity et tester les fonctionnalités de ce nouveau venu dans le monde des albums photos, plateforme de blogs, agrégateurs de contenu, réseaux sociaux, euh… dans le monde web 2.0.
Pour les utilisateurs de Flickr et les blogueurs chevronnés qui aiment pouvoir bidouiller le code source de leurs pages, cette plateforme est un peu légère, car si les fonctionnalités sont prévues, il ne faut pas oublier que c’est encore une version bêta, avec ses bugs, ses opérations de maintenance et ses fonctionnalités « à venir »…
Il y a cependant un énorme potentiel auprès des internautes qui « arrivent » sur ce média et qui sont en recherche d’une solution simple pour stocker et partager leurs productions, que ce soit des images, des vidéos ou des textes.
Attention, Ipernity n’est pas un agrégateurs de flux. Pas moyen d’y insérer le contenu d’un blog externe ni de vidéos YouTube ou DailyMotion. Non, sur Ipernity, il s’agit de produire du contenu, sur la plateforme.
La force d’Ipernity, c’est qu’à l’heure actuelle, personne ne propose une interface aussi fonctionnelle (certes, totalement inspirée de l’interface Flickr) pour gérer ses albums photos, partager ses vidéo et écrire son blog.
On y trouve tout ce qui est à la mode 2.0 : un peu d’Ajax, des tags, une interface personnalisable (pour l’instant, uniquement au niveau des couleurs), la possibilité de commenter ou de tagger les productions des autres utilisateurs, un outil d’upload des documents rapide et intuitif et une messagerie interne, essentielle à l’esprit « communautaire » qui règne sur cette plateforme.
Si je n’adhère pas complètement et que je ne saurais m’en contenter, je pense que c’est un outil à conseiller aux anglophobes en recherche de solution facile pour stocker et partager des photos, ou aux blogueurs débutants qui ne trouvent sur leur plateforme assez de flexibilité dans la gestion des images.
La lomographie est un mouvement photographique issu de l’utilisation d’un appareil photo d’origine russe, le Lomo LC-A, dont la production a commencé en 1983 à Saint Petersbourg et s’est arrêté très rapidement.
Redécouvert par deux étudiants en marketing sur un marché aux puces à Prague qui en préssentent le potentiel, il est fabriqué à nouveau depuis 1991.
A la base, c’est un appareil photo compact (argentique) dont les photos sont de mauvaise qualité, avec un vignetage très prononcé (les bords de la photo sont plus sombres). Peu à peu, les lomographes saturent les couleurs et augmentent les contrastes lors du développement, conférerant à leurs photos un aspect très particulier.
C’est la naissance du mouvement artistique, dont les 10 règles sont (d’après la Lomographic Society) :
Prends ton Lomo où que tu ailles (Take your Lomo everywhere you go)
Utilise-le tout le temps – jour et nuit (Use it any time – day & night)
La lomographie n’interfère pas avec ta vie, mais en fait partie (Lomography is not an interference in your life, but a part of it)
Essaye de viser au niveau de la hanche (Try to shoot from the hip)
Approche-toi au plus près des objets que tu veux lomographier (Approach the objects of your lomographic desire as close as possible)
Ne pense pas (Don’t think)
Sois rapide (Be fast)
Tu n’as pas à savoir à l’avance ce que tu vas prendre en photo (You don’t have to know beforehand what you captured on film)
Après coup non plus (Afterwards either)
Moque toi des règles ! (Don’t worry about any rules)
Quand on y réfléchit, ce sont aussi les principes qui régissent l’utilisation d’un appareil photo numérique chez de nombreux photographe amateurs, la taille des appareils ayant largement diminué et la technologie permettant de prendre de nombreux clichés sans réfléchir au coût du développement…
Or, depuis l’avènement du numérique, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, le phénomène n’a pas cessé de faire des adeptes. De nombreux autres modèles sont apparus, permettant différents effets photo, et certains photographes (dont je fais partie) reproduisent l’effet Lomo sur leurs clichés numériques.
On trouve d’ailleurs sur Flickr de nombreux groupes relatifs à l’utilisation d’un Lomo ou à la « lomographisation » de photos numériques et Dumpr offre un outil en ligne permettant de transformer immédiatement une photo stockée sur son disque dur ou sur Flickr en « lomo-like ».
Les smoothies Innocent, commercialisés en Angleterre depuis 2000, commencent à apparaître sur les étalages français ou du moins, parisiens, avec un site à leur image et une communication décalée prometteuse. Perso, j’adoooore
Flickr lance « 24 hours of Flickr ». Une journée, le 5 mai prochain, pendant laquelle les Flickrnautes sont invités à poster les photos qui illustrent le mieux leur journée… Avec vote et cadeaux à la clé, bien évidemment, mais surtout un groupe qui permettra de découvrir le quotidien d’internautes des 5 continents.
Enfin, la bourde anti-Sarko, relayée par Loïc Lemeur, ou comment certains américains s’amusent à nos dépens.
A ce sujet, si le regard franco-français sur l’actualité vous semble réducteur, je vous conseille l’excellent site du Réseau Voltaire qui, si criticable soit il, offre un regard différent sur l’actualité mondiale, grâce à son réseau de presse international et indépendant.
avr 25, 2007
Posted on avr 25, 2007 in Non classé | 0 comments
Un nom a attiré mon regard pendant que je parcourais mon Netvibes, ce soir…
Christian Conti, co-fondateur de feue « Respublica », start-up dont j’ai fait partie en 99 est de retour sur le devant de la scène, puisqu’il revient sur le net en lançant Ipernity.
Pour faire simple, c’est Flickr, en version française, avec d’autres fonctionnalités intéressantes… Peut-être un peu brouillon pour moi, à moins que ce soit l’heure tardive qui ne permette pas à mon cerveau de blonde de comprendre la logique de l’interface, mais je suis curieuse de voir comment évoluera ce nouveau bébé 2.0.
Par contre, si vous n’avez rien à faire en cette fin de week-end et que vous êtes un Flickr-ien chevronné, voici un site qui répertorie une longue série d’outils relatifs à ce site : Quick Online Tips (en).
Blonde outside, geek inside, je suis consultante web, spécialisée en conseil stratégique et gestion de projets web. J'ai créé la société de conseil en stratégie et marketing web 'bleekin' et j'accompagne ainsi de nombreuses entreprises dans la mise en oeuvre de leurs projets web, de la conception de leur site à la promotion de leur marque sur internet.
Je livre sur ce blog, en vrac, les résultats de mes tribulations égotiques, sur fond de marketing et de technologie.
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