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D’une bonne action en échange d’une invitation Google Wave

J’ai eu la chance de faire partie de la première vague. Invitée de la première heure, je me suis retrouvée récemment ‘pourvue’ d’une vingtaine d’invitations à ce que certains qualifient de « révolution » en terme de communication web.

Je n’y ai rien trouvé de si spécial… mais ce n’est pas le débat. Il me reste 5 invitations. Je pensais les offrir à ceux qui m’en feraient la demande, parce qu’après tout, ce n’est pas grand chose. Puis je me suis rendue compte que mon « trésor » suscite bien des convoitises, et du coup, j’aimerais en faire profiter une association caritative : charity:water.

Charity:water est un projet humanitaire parmi tant d’autres, mais dont le ‘packaging marketing’ m’a plu, et qui a le mérite de faciliter grandement le don avec un site web très « 2.0″ particulièrement bien conçu.

The story of charity: water – The 2009 September Campaign Trailer from charity: water on Vimeo.

J’ai donc décidé d’offrir mes invitations aux 5 plus généreux donateurs qui auront réalisé un don sur cette page « Get Wave & Help » avant jeudi soir (le 29 octobre, donc), à 18h, heure française (NDLR : il n’y a pas de mise minimum).

A vous de jouer, donc :)

[MAJ du 29 octobre : Pas de dons, pas de gagnants... Les Geeks seraient ils radins fauchés ?]

Détournement caritatif ?

Vu sur le net…


Sarah McLachlan – World On Fire (Clip)
envoyé par Amzer

Première impression : Pas mal. C’est vrai… Dépenser l’argent destiné à la réalisation d’un clip dans des oeuvres caritatives pour soulager la misère du monde, c’est démago honorable.

Mais ça me laisse un arrière goût de détournement, de manipulation. Parce que j’imagine très bien les motivations du requin conseiller en image qui lui a vendu l’idée. Et m’est avis qu’elles n’ont rien d’honorables…

Et puis surtout, j’aime pas qu’on me fasse culpabiliser…

Buzz et développement durable

Je suis interrogée régulièrement par des annonceurs en mal de visibilité sur la possibilité d’opération de marketing en ligne pour promouvoir leurs actions pour le développement durable.

Crédit voiture moins cher pour les véhicules propres, produits d’entretien labellisés « écologiquement corrects », organismes institutionnels cherchant à faire connaître leurs actions, tous sont de parfaits clients pour des opérations de buzz-marketing.

Sauf que surfer sur la vague du développement durable et de l’écologie est une opération périlleuse. Certes, c’est légitime et pertinent, mais c’est aussi une excellente façon de subir les foudres des mouvements écolo, qui dénoncent le « greenwashing » (blanchiment d’actions commerciales sous vernis écolo) et l’utilisation abusive d’arguments écologistes pour vendre une idée ou un produit.

Avec des opérations telles que « des pixels pour la biodiversité », il est aisé de comprendre que le potentiel de viralité et l’impact de telles campagnes présentent un réel intérêt dans ce domaine, mais trop de buzz ne finira-t’il pas par tuer le buzz ?

Ils sont pourtant nombreux à utiliser l’alibi de l’écologie pour vendre des produits de consommation courante… Alors, vraie démarche pour le développement durable ou manipulation marketing, où sont les limites ?






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Google, encore et toujours…

89% des requêtes des internautes français sur un moteur de recherche ont été effectuées sur Google en avril 2007.



Impressionnant. Yahoo est en dessous des 4% et MSN Live dépasse tout juste les 2%.



Quand on sait que Google a déposé un brevet de plus qui leur permettra de faire l’analyse du comportement des joueurs au sein de plateforme telles que Second Life ou World of Warcraft pour leur proposer les publicité les plus pertinentes, qu’ils scannent déjà le contenu de nos mails pour la même raison et qu’ils pourraient faire plus précis encore si l’éthique ne les en empêchait pas… ça fait peur.



« Google is not internet »… Not yet.





Technorati Tags: ,

C’est le week end…


Swiming, originally uploaded by Babygiu.

Et rien aujourd’hui ne m’a inspirée sur la blogosphère. Je n’ai pas envie de parler des élections, sans doute parce que la politique reste pour moi un sujet dont on ne parle pas en société, et c’est le sujet le plus brulant de l’actualité bloguesque…

Google continue ses investissements, en rachetant Tonic Systems (logiciels de création de présentations).

A ce sujet, je vous rappelle qu’à 22h10, ce soir, Arte diffuse un documentaire intitulé « Faut il avoir peur de Google ? ».

Et en lisant les dépêches qui ne cessent de tomber à propos de leurs nouveaux produits, des nouvelles versions de produits existants, des rachats et de leurs partis-pris stratégiques forts du moment… je commence à me poser la question.

Réflexion Googlienne

Google vient de racheter DoubleClick, en cash, pour 3,1 milliards de dollars. Quand on sait que DoubleClick produit des outils de suivi et d’optimisation, notamment au niveau des liens sponsorisés, on peut s’interroger sur l’évolution du marché du search marketing.



Technologiquement, on peut supposer qu’il s’agit, à plus ou moins court terme, d’intégrer les technologies Dart dans les outils de gestion des enchères de Google. De la même façon qu’ils ont intégré totalement Writely à leurs outils après l’avoir racheté, je mettrais ma main au feu que d’ici quelques mois, les outils Dart seront brandés Google et s’intégreront totalement aux outils Google de gestion de campagnes de liens sponsorisés.



Pour avoir plannifié et vu gérer des campagnes d’achat de mots-clés, je suppose que les traffic managers seront ravis de retrouver, dans l’outil web-based de Google, les fonctionnalités offertes par Dart Search… sans avoir à payer un outil supplémentaire, comme c’est le cas actuellement. Bien entendu, Google ne saurait se passer des revenus générés par Dart et la version gratuite de Google Analytics sera probablement accompagnée d’une version payante, plus aboutie, offrant les fonctionnalités de Dart Search.



Sur un plan éthique, le doute risque de planer… Google représente plus de 80% des requêtes des internautes français sur un moteur de recherche. Et des nombreux annonceurs investissent de façon importante sur ce moteur, au détriment de MSN, Yahoo, Miva et consorts, qui ramassent les miettes des budgets investis en liens sponsorisés.



Comment être certain que l’intégration de Dart à la technologie Google ne se fasse pas aux détriments des autres moteurs, déjà mis à mal par la suprématie Googlienne ?



En tant qu’utilisatrice, je suis sous le charme de Google, de leur philosophie orientée utilisateur, de leur technologie en évolution constante.. Je blogue Google, je cherche Google, je photo-bidouille Google, j’itinéraire Google, je maile Google,…



Google est entrain de devenir le maître du monde.com. Ca ferait presque peur, d’un point de vue professionnel…








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Big e-brother is watching you

Que ce soit en ligne ou sur papier, le ciblage est une préoccupation primordiale de tout publicitaire qui se respecte.

Et que ce soit sur un site internet ou dans un magazine, il y a toujours deux façon de cibler : soit en choisissant des supports en affinité de thématique (Auto Moins pour un annonceur du secteur automobile, Maison et machin pour un annonceur du secteur ameublement,…) ; soit en sélectionnant des supports en affinité de cible (on déduit par exemple que ce sont plutôt des femmes qui lisent Voilà et des hommes qui vont sur le site de Mondosport).

Là où internet se démarque, outre la possibilité de scénariser les créations et de choisir dans quel ordre elles s’afficheront, ainsi que tout un tas de trucs et astuces techniques relatives au capping, c’est par la possibilité de cibler de façon socio-démographique quasi chirurgicale en choisissant, littéralement, quel public verra ou pas les bannières.

Par exemple, sur un site d’itinéraires, pour un annonceur du secteur hotelier, on peut choisir d’afficher sa bannière uniquement aux internautes effectuant une recherche en direction du département où il est présent. Sur un site de rencontres, on peut afficher les bandeaux uniquement aux personnes répondant au profil établi par l’annonceur. Age, sexe, lieu de résidence, mais aussi centres d’intérêts et niveau de revenus, seuls les internautes répondant aux critères de sélection de l’annonceur seront exposés au message.

Il existe même des prestataires capables de louer des fichiers d’adresses email « profilées », puisque l’utilisation de la même adresse email pour s’inscrire à différents sites permet de dresser un profil de ces internautes.

Sachant que les supports permettant ce ciblage valorisent leurs espaces publicitaires sur un modèle au CPM, la sélection précise de la cible permet à l’annonceur, outre la certitude de s’adresser à SA cible (si tant est qu’il l’ait bien déterminée), de réaliser de substancielles économies ou du moins, de s’assurer une excellente couverture puisqu’il évite la déperdition.

A l’heure où le ROI est la préoccupation majeure des annonceurs, et avec eux des agences et autres centrales, il est évident que les supports doivent s’adapter et, non content de fournir du contenu pour réaliser une audience suffisante à la valorisation de leurs espaces publicitaires, ils devront également être en mesure d’identifier leur audience et de la vendre en « packs » (de la femme 35-45 ans, urbaine, active ? combien de kilos, ma p’tite dame ?).

Les plus « gros », les pure players, les « vieux de la vieille » ont mis en place les outils techniques pour ce faire et négocient déja cher leurs espaces ciblés et leur audience profilée. Mais où s’arrête leur liberté ?

Attention… Big e-brother is watching you… :)

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