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Du SIREN obligatoire pour blogueurs rémunérés

… ou comment une plateforme de mise en relation blogueurs/annonceurs jette un pavé dans la mare.

Je n’ai jamais écrit de billet sponsorisé. Pas que j’y sois opposée, il m’est arrivé d’écrire des articles après avoir été sollicitée par une marque dont les produits m’intéressent, mais les campagnes proposées par les plateformes ne sont généralement pas « dans ma ligne éditoriale » et ne satisfont pas mes critères de sélection.

Il n’empêche que je suis inscrite à plusieurs d’entre elles, notamment Ebuzzing, qui a jeté, deux jours avant Noël, un gros pavé dans la mare, créant l’agitation au sein des petits poissons blogueurs : à partir du mois de janvier, il faudra disposer d’un numéro de SIREN pour pouvoir récupérer la rémunération liée aux billets sponsorisés.

Ebuzzing suggère donc d’opter pour le statut d’autoentrepreneur, permettant à tous les particuliers d’être enfin en règle, avec une simplification des déclarations et des prélèvements sociaux.

Plutôt une bonne nouvelle, pour moi. Je n’ai pas forcément l’intention de devenir autoentrepreneur, mais je suis ravie de voir qu’enfin, on accorde aux blogueurs le crédit d’une « entité » professionnelle et qu’on reconnaisse la valeur de leur travail au point de le soumettre aux règles des entreprises.

Nous verrons dans les prochains mois si ce statut ne décourage pas trop les blogueurs amateurs de billets sponsorisés…

Job d’été 2.0

Découvert aujourd’hui sur la blogosphère, une offre de job d’été d’un nouveau genre.

Si vous êtes un blogueur averti, que voyager pendant un mois (juillet) ne vous pose pas de problème et que vous aimer l’idée de vous transformer en grand reporter… c’est par là :)

Franchement… Y a pire, non ?

Technorati Tags: ,

Joignabilité ?

Un sondage sur le blog de l’excellent L-tz me rappelle une réflexion que je m’étais faite, il y a quelques semaines.

Lorsque j’ai commencé à travailler (il y a 13 ans), le téléphone portable n’existait pas et je ne trouvais pas choquant qu’on me précise, en me confiant un poste : « Pas d’appels personnels sur ce numéro ».

Puis sont apparus les téléphones mobiles, internet, les différents logiciels de chat, les blogs…

En 13 ans, les mentalités ont évoluées. Surtout chez les « jeunes » (mon Dieu, je me vieille-connise) qui ne comprendraient pas qu’on leur interdise l’utilisation de leur téléphone portable pendant les heures de travail, vu qu’au lycée, ils passent leurs interclasses rivés à leur appareil fétiche, et qui n’apprécient pas vraiment qu’on les prive de leur MSN-chéri.

D’autant qu’utilisés à des fins professionnelles, MSN, ICQ ou Gtalk permettent une communication non-intrusive en direct et un gain de temps non négligeable. Idem pour le téléphone portable qui permet de joindre ses collaborateurs à tout moment.

La frontière entre travail et vie personnelle s’amenuise de jour en jour. Certes, pas quand on travaille en usine sur une chaine de production… Mais dès qu’on occupe un poste du secteur tertiaire, a fortiori un poste basé sur une production ‘intellectuelle’, un poste de cadre ou consultant, il est facile d’emmener du travail à la maison (puisqu’on a souvent tout dans la tête), tentant de checker ses mails pro le dimanche soir (histoire d’arriver au bureau lundi avec toutes les infos en tête), pratique de pouvoir interroger un collègue en vacances lorsqu’il apparaît sur MSN…

En terme de veille également… Un développeur qui lit des forums spécialisés dans son salon est-il entrain de travailler ? Un marketeur qui surfe sur les blogs de buzz au bureau s’amuse-t’il ?

La vie perso et la vie professionnelle se mêlent en permanence, quoi qu’on en dise, et c’est dans le sens de l’histoire, ne serait-ce que pas les avancées technologiques qui nous rendent joignables à tout moment ou nous permettent de travailler depuis notre salon, notre lieu de vacances ou le bureau d’un client.

Difficile dans de telles circonstances d’interdire l’accès à sa messagerie privée ou à son blog à un salarié pendant les heures de travail.

Marché de l’emploi : maturité ou mutation ?

Avec 37% d’évolution de son chiffre d’affaires en 2006, le e-commerce se porte bien. Très bien.

Et ce n’est pas nouveau, lorsqu’un un secteur est en bonne santé, il recrute. L’Apec y consacre cet article et l’affirme, le marché du travail dans le secteur du e-commerce ne suit pas un modèle traditionnel, dans le e-commerce, en ce moment, on recrute surtout des cadres.

Pourquoi ? Il y a plusieurs raisons à cette tendance, et bizarrement, j’y retrouve ce que j’ai déjà vécu, quelques mois avant l’explosion de la première bulle.

La première est que la mode est à la sous-traitance. On ne recrute donc plus vraiment d’éxécutants, les tâches annexes au métier « primaire » (à savoir vendre en ligne) étant déléguées à des prestataires spécialisés. Plus facile à gérer, plus souple, un prestataire externe est également plus rapide et a priori, plus professionnel.

La seconde est liée à la maturité du secteur. On professionnalise la branche. Cette expression m’a valu quelques nuits sans sommeil lorsque la start-up à laquelle je me dévouais corps et âme en 2000 a été rachetée par un grand groupe. Finis, les salariés formés sur le tas, proches du terrain, aux méthodes parfois contestables, il faut maintenant des spécialistes, des pros, des expérimentés, et de préférence diplômés.

Voilà pourquoi, aujourd’hui, le secteur du e-commerce recrute à tour de bras des ingénieurs info, des chefs de projet, des architectes, pour rationnaliser le développement de leurs plateformes en y apportant de la méthode, du savoir, de l’expérience.

Voilà pourquoi, également, le marketing online et les postes qui y sont rattachés ont le vent en poupe au sein de ces entreprises. Responsable marketing online, responsable affiliation, acheteur de mots clés, autant de nouveaux métiers que Stratégies nous présentait il y a quelques mois dans un court article sur les nouveaux métiers de la communication.

Et que ce soit en informatique ou en marketing, le diplôme est obligatoire. Ingénieur, Ecole Supérieure de Commerce, le e-commerce est certes une économie jeune et ses entreprises innovantes, la professionnalisation de la branche n’ira pas sans l’embauche de profils tout à la fois tournés vers l’avenir, la modernité, les nouvelles technologies, mais ayant suivi une formation sûre et rassurante, certifiée par un diplôme connu et reconnu.

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