Malgré quelques péripéties liées à une fenêtre conducteur capricieuse, un GPS inopérant et une place Pompidou qui n’existe pas (sur Maps, ce qui revient à ne pas exister du tout), nous arrivâmes, mes camarades @dugomo, @daghostprod et @fabienthomas et moi-même, juste à temps pour prendre un café et commencer une journée de geekitude et réseautage intensif.
Je ne vais pas vous raconter en détail le contenu de chacune des conférences auxquelles j’ai assisté, il n’est rien apparu de très nouveau, aucune révélation (mise à part les collants verts de Capitaine Commerce) ni aucune annonce fracassante.
Je voudrais juste revenir sur quelques termes qui m’ont marquée, sur des mots rattachés à des concepts que je manipule mentalement en permanence, comme autant de confirmations :
- infobésité :
Ce terme résume bien la sensation d’être dépassée qui m’étreint parfois quand je n’ai pas allumé mon ordi une journée et qu’à peine lancé, mon tweetdeck se remplit d’infos répétés, retwetées, amplifiées jusqu’à plus soif. Aucune critique dans ces propos, je suis énormément d’acteurs de l’industrie du web, ce sont donc forcément les mêmes thématiques qui sont abordées. Je me rends juste compte avoir appris à écarter le « bruit » et à lire en diagonale, ce que ne savent pas forcément faire les ‘moins initiés’ (tels mes élèves qui m’ont fait la remarque de la quantité astronomique de ‘déchet’ dans ma timeline par rapport aux quelques informations pertinentes).
- transparence :
Définitivement, avec des consommateurs devenus des consommacteurs, il est nécessaire pour les marques de prendre part à la conversation. Et cette prise de parole ne doit pas être un argumentaire commercial décliné sur un support de plus, mais un véritable engagement, humain, honnête, transparent. Tout un programme !
- contenu :
C’est le contenu d’un site qui en fait le succès, et cela ne vaut pas qu’en référencement naturel. C’est la capacité de la marque à produire du contenu et à le diffuser qui garantit sa visibilité, la fidélisation des internautes, la maîtrise de son image de marque. Et pas que sur son site propre !
Enfin, je voudrais saluer les serial-entrepreneurs et leur fabuleuse énergie contagieuse, la qualité des interventions, l’organisation, qui ont permis de faire de cette journée une « pure journée ». J’ai beaucoup apprécié rencontrer et échanger avec les participants, et mon compte twitter se voit agrémenté de quelques nouveaux abonnements (et de nouveaux followers, merci ).
Sur un plan plus personnel, alors que je vais bientôt fêter ma première année d’activité en tant que freelance, les rencontres d’hier ont confirmé ma conviction de ne pas avoir l’âme d’une entrepreneuse mais vraiment d’une consultante, à la fois autonome et attachée aux projets dans lesquels je m’investis, à la fois électron libre et chef d’orchestre…
Plus que jamais, j’aime mon métier, la façon dont je l’exerce et les rencontres professionnelles et humaines qu’il me permet.
Pour en revenir à l’évènement, à quand l’épisode 2, @mlerouzic ?
[NDLR : Pour retrouver ce qui s'est dit pendant l'évènement, les twittos présents et les liens vers les innombrables articles publiés, je vous invite à chercher #E1 sur Twitter !]
A Nice, les acteurs du web s’organisent, se rencontrent, échangent : Nice Drink #2, l’évènement à ne pas manquer !
Après une première édition particulièrement réussie à laquelle j’ai eu le plaisir de participer en avril dernier, l’afterwork niçois « Nice Drink » réunira une fois encore les professionnels du web le 26 mai prochain.
Organisé par une équipe de passionnés, Nice Drink a pour objectif de rassembler développeurs, designers, e-commerçants, consultants et blogueurs pour des rencontres professionnelles sur le signe de la convivialité et de la bonne humeur.
La deuxième édition de l’évènement se tiendra le mercredi 26 mai à partir de 18h30 au bar « Le Sud », 10 avenue Félix Faure à Nice et sera l’occasion pour les participants d’élargir leur réseau dans un contexte informel favorable aux rencontres et à l’échange.
Nice Drink, c’est qui, c’est quoi ?
Née d’une discussion entre Pierre Chappaz, fondateur du célèbre Kelkoo et PDG de Wikio et Ebuzzing, et Toufik Lerari, Directeur de l’agence Tequila Rapido, l’idée de l’afterwork niçois est basée sur une constatation : alors que de nombreuses occasions de se rencontrer et d’échanger sont offertes aux acteurs du web un peu partout en France, il n’y a quasiment aucun évènement de ce type à Nice.
Avec l’aide de deux blogueurs particulièrement actifs de la région, Vincent Huwer et Damien Faure, la première édition est mise sur pied et le 7 avril dernier, plus de cent professionnels et passionnés répondent présents pour la première édition de l’afterwork niçois.
Les organisateurs souhaitent à présent fixer l’évènement dans la durée et en faire un rendez-vous incontournable propice à créer de vraies opportunités d’affaires pour les participants, de plus en plus nombreux (près de 40 participants sont déjà inscrits à ce jour sur la page Facebook de l’évènement).
J-7 avant le Salon E-Commerce 2009 à Paris, Porte de Versailles… et bien entendu, j’y serai.
Cette 6ème édition semble avoir encore gagné en maturité, et bien qu’il me soit parfois arrivée de déplorer la piètre qualité de certaines conférences, je retrouve avec plaisir, lors de cette grand messe annuelle, les acteurs du domaine avec lesquels je travaille tout au long de l’année et qu’il m’est malheureusement difficile de voir plus souvent, depuis ma province profonde .
Régies, supports, plateforme d’affiliations, services innovants, nouveaux produits, nouvelles technos, autant de ressources et d’informations que j’engrange pour mieux les restituer lorsque je me retrouve confrontées aux problématiques de mes clients.
Et c’est avec plaisir que je participerai au cocktail Blog2blog, organisé par Ebusiness, qui se tiendra le mercredi 30 septembre de 14h à 15h30.
Après une vaste campagne de levée de fonds, Ipernity sera inscrite en bourse aujourd’hui sur le Marché Libre de Nyse-Euronext Paris (ISIN : FR0010777680 – Mnémonique : MLIPY).
C’est grâce à 128 investisseurs particuliers que la société a réussi à rassembler 1M d’euros, qui permettront à la plateforme de devenir l’un des services Web phares de demain.
Si vous avez l’innovation dans le sang et envie de rejoindre une équipe dynamique (et sympathique) pour travailler sur un projet passionnant, cliquez !
… ou comment je suis tombée sous le charme de Mike Masnick, qui décortique comment Trent Reznor, des Nine Inch Nails, réinvente le modèle économique de la musique.
Je vous laisse savourer, c’est en anglais sous-titré en français, ça dure 15 minutes et c’est passionnant.
… ou comment le décès de Michael Jackson a fait bruisser la blogosphère.
Je m’étais promis de ne pas en parler. Après tout, j’aimais bien l’artiste, je désapprouvais l’homme et surtout, il y a des milliers de gens qui meurent chaque jour, sans avoir jamais touché à la drogue, en ayant eu une vie sobre et saine, et ils n’ont pas la primeur du 20h. Ce bruit autour du décès du Roi autoproclamé de la Pop me dérangeait donc un peu.
Et je me suis souvenu d’une anecdote, un contre exemple de ce qui fait la puissance du web aujourd’hui : la capacité à diffuser l’information en temps réel (même si c’est fatigant, à force, cette manie).
Il y a quelques mois, l’extrême quart sud est de la France s’est trouvé plongé dans le noir total, pendant plusieurs heures, en pleine matinée. Bloquée au bureau, je regardais passer les camions de pompiers toutes sirènes hurlantes, les voisins hagards et désoeuvrés sur le trottoir… Armée de mon Blackberry, j’essayais de comprendre l’ampleur des dégats. Quartier, ville, département, coupure passagère, catastrophe naturelle, j’avais ‘besoin’ de savoir…
Après quelques échanges de sms, j’arrivais à comprendre que la catastrophe s’étendait au département et à quelques zones voisines. Mais pas moyen de trouver une info officielle. Sites de la préfecture, du département, d’EDF, de journaux locaux et nationaux, rien, à part quelques naufragés qui cherchaient à comprendre, eux aussi, ce qui se passait.
Pendant près de 3 heures, une ville entière (la 5ème ville de France, s’il faut le préciser) est restée dans le noir le plus total, au propre et au figuré.
Alors quoi ? La capacité du net à relayer l’information n’est elle valable que sur des problématiques internationales, impliquant fortement l’opinion publique, avec des enjeux médiatiques importants ?
Hummm. Peut-être bien…
Un peu comme les médias traditionnels, en somme, non ?
Parce que si j’étais député, j’aurais entre 45 et 85 ans, j’aurais terminé mes études bien avant l’avènement des ordinateurs (pour certains même bien avant l’invention du Minitel), je n’aurais probablement pas d’ordinateur sur mon bureau mais un attaché parlementaire, une assistante ou un secrétaire particulier qui s’occupe de « tout ça » pour moi.
Parce que si j’étais député, je penserais qu’il suffit d’envoyer un gentil courrier à Google pour qu’il modifie son algorythme et qu’il revoit le positionnement des quelques milliards de sites indexés juste pour me faire plaisir.
Parce que si j’étais député, je n’aurais aucune idée de ce qu’est une adresse IP, un proxy ou un accès wifi ouvert, et à vrai dire, je m’en foutrais.
Parce que si j’étais député, j’ignorerais tout des possibilités techniques offertes aux bons comme aux méchants, et je n’imaginerais pas la ribambelle d’algorythmes et de solutions qui permettraient le reversement équitable d’une licence globale.
Parce que si j’étais député, au fond, je ne saurais pas de quoi je parle, et je penserais qu’il suffit d’une loi pour modifier la nature humaine.
… et des relents de manipulation publicitaires qui viennent à mes narines.
Je vous refais le pitch : l’Ile d’Hamilton, en Australie, a lancé un recrutement très particulier de « gardien d’île ». Le job est payé royalement (un peu plus de 70.000 euros pour 6 mois de boulot) et consiste à se balader sur l’île, plonger, faire des vidéos, prendre des photos et écrire des articles sur le blog lancé à l’occasion, gîte et couverts somptueux compris. Un site a été lancé, et des milliers de candidats ont été invités à envoyer des vidéos pour soutenir leur candidature.
Jusqu’ici, je trouvais le concept très intéressant. Pour le prix de petites annonces « offres d’emploi » dans les plus grands quotidiens du monde entier (nettement moins cher qu’un plan média à la même échelle), l’Office du Tourisme d’Hamilton a réussi à créer le buzz. Les journaux en ligne puis la presse et la télé s’y sont intéressés, France 2 y a même consacré un reportage dans « Envoyé Spécial » il y a quelques semaines. Un reportage intéressant sur l’île, les conditions de travail du futur embauché et le portrait de 2-3 candidats français (à la charge de la chaîne de télé, tout bénéf’ donc pour l’organisateur).
Jusqu’ici, tout va bien. Même si je trouvais l’approche de l’un d’entre eux, « Ben », particulièrement professionnelle, et que j’étais étonnée qu’on puisse autant y croire et se démener à ce point pour obtenir un job…
Puis, l’autre soir, les 16 candidats retenus ont été annoncés. Et, dans mon journal télévisé préféré, j’ai vu apparaître Ben, qui avait, pour l’occasion, réunis famille et amis chez lui. Il attendait anxieusement un coup de fil et lorsqu’il est arrivé, ce fut l’explosion de joie, notre Ben national avait été retenu. Et… là… comment dire… J’ai commencé à me dire qu’il était quand même étrange que sur tous les candidats français qui n’ont pas manqué de se présenter, c’est justement à lui que France 2 avait consacré un reportage, quelques semaines auparavant. Je me suis même souvenue, soudain, que les organisateurs du recrutement avait brièvement évoqué sa candidature, dans la partie du reportage qui présentait les équipes chargés de repérer les candidats, histoire de titiller la curiosité des téléspectateurs… Et là, c’était chez lui que les caméras télé étaient installées, justement, le soir des nominations…
Je sais pas vous, mais pour moi, le coup de buzz façon « recrutement » commence à tourner à l’opération de communication massive. J’aimerais bien savoir comment les médias de nos voisins européens ont abordé le sujet, mais je ne serais pas étonnée de découvrir qu’il y avait un candidat « phare » dans chaque pays, un monsieur tout le monde destiné à faire rêver ses concitoyens, histoire de mieux amorcer le buzz en donnant aux journalistes un candidat en patûre…
A moins que je sois blasée et que je voie le mal partout ?
Blonde outside, geek inside, je suis consultante web, spécialisée en conseil stratégique et gestion de projets web. J'ai créé la société de conseil en stratégie et marketing web 'bleekin' et j'accompagne ainsi de nombreuses entreprises dans la mise en oeuvre de leurs projets web, de la conception de leur site à la promotion de leur marque sur internet.
Je livre sur ce blog, en vrac, les résultats de mes tribulations égotiques, sur fond de marketing et de technologie.
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