Depuis plusieurs mois, bloggueurs américains et français s’interrogent sur la « mort annoncée » du blogging (notamment ici Olivier Mermet, dont je partage l’analyse).
Je ne reviendrai pas sur les conclusions des différents blogueurs qui se sont penchés sur le phénomène, nous avons tous constaté une modification dans le rythme de publication de billets, le glissement vers Twitter des billets de type « revue de web », la spécialisation des blogs dits « influents », l’abandon de ceux moins professionnels au profit de Facebook.
Là où je m’interroge c’est sur ma capacité à produire, ici, du contenu original, politiquement correct, pertinent, en accord avec ma ligne éditoriale, suffisamment trendy pour me valoir un max de visites et de RT… Au final, je m’interroge sur l’essence même de ce blog, sa raison d’être.
A force de vouloir professionnaliser mon blog, lui conférer un aspect lisse et policé, qui ne nuise pas à mon « e-réputation », j’ai l’impression d’avoir perdu mon âme. Et publier des articles de type « liste » (connus pour être plus lus que de longs articles), ou rebondir sur le tout dernier article US hyper-pointu qui fait déjà couler l’encre blogosphérique, ça ne m’amuse pas (plus ?).
Je regrette les coups de gueule et les billets futiles qui ponctuaient mon flux de publication de virgules spontanées, parfois drôles, toujours sincères. Et clairement, la baisse de mon rythme de publication est liée à cette perte de plaisir, poster un article représentant plus une « corvée » nécessaire (*tain, il faut que je blogue, mon dernier article date d’un mois, pas bon pour les stats) qu’un exercice plaisant comme à mes débuts.
Le blogging n’est pas mort, il se professionnalise, il se spécialise, les articles deviennent plus longs, plus étoffés, plus étudiés. De vrais dossiers complets sur de grosses problématiques, de l’analyse, de la dissection… Définitivement pas mon truc, avec mon fameux esprit de synthèse et mon pragmatisme.
J’enseigne. Professeur vacataire auprès de l’Université de Nice, je me vois confier, chaque année, 2 à 3 promos de cursus divers, en Master II, auxquelles je suis chargée d’inculquer les bases du e-marketing.
Je dois, en 8 séances de 2h30, fournir à ces jeunes cerveaux (et moins jeunes, lorsqu’ils s’agit de formation continue) les notions de base qui leur permettront de faire des arbitrages et de s’entourer des bonnes personnes, des bons prestataires, lorsqu’ils seront confrontés à des problématiques web.
Vaste tâche, quand on voit l’usage que font du web ces jeunes qui ont grandi avec un ordinateur entre les mains sans jamais se poser la question du fonctionnement de la ‘machinerie’ internet.
Cette année encore, j’ai pu faire quelques constatations intéressantes :
Sur 27 élèves, tous déclarent utiliser Facebook, et disent utiliser les paramètres de confidentialité pour protéger leurs publications,
Après un rapide tour de table, recherche de profil à l’appui, beaucoup découvrent que certaines données restent malgré tout publiques mais semblent s’en satisfaire (certains ne voyant pas l’intérêt pour un recruteur d’aller fouiller leur page FB),
Seulement une poignée connait Twitter ‘de nom’ et un seul dispose d’un compte et semble l’utiliser,
2-3 élèves disposent d’un profil Viadéo, et parmi les autres, seulement une petite dizaine semble s’intéresser à la création d’un profil professionnel sur une plateforme spécialisée,
Tous connaissent et semblent utiliser MSN, même si le chat Facebook semble le supplanter,
Rares sont ceux qui peuvent citer plus de 4 ‘produits’ Google, essentiellement connu pour être son moteur de recherche, Gmail, Maps et parfois, rarement, Google Docs,
Aucun n’a jamais entenu parler de la netiquette, ne connais la signification de www ou http, encore moins le fonctionnement des noms de domaine, et tous sont très étonnés d’apprendre qu’hormis la page où ils indiquent leur mot de passe, tout ce qu’il font sur le web peut être visible par l’admin-réseau de la fac…
Je pourrais aussi ajouter que pendant les cours, j’éprouve de véritables difficultés à interagir avec des élèves qui, depuis leur plus jeune âge, ont été sommés de se taire et d’écouter sans discuter.
Développer la curiosité et l’esprit critique ne semble pas faire partie des objectifs de l’éducation nationale, et c’est bien dommage…
Je n’ai pas blogué en décembre… Panne d’inspiration, projets à boucler (et c’est loin d’être fini), tentative de vacances en famille, et nous voilà en 2010.
Il parait qu’une année qui s’achève est propice à l’introspection et aux bilans. Pour moi, 2009 aura été une année riche en rebondissements, en rencontres, en projets…
Les problématiques auxquelles je suis confrontée, les experts au contact desquels je travaille, la diversité des projets sur lesquels j’interviens font de ma vie professionnelle un challenge renouvelé tous les jours, et j’adore ça.
L’année qui arrive commence fort. Dans quelques jours, je découvrirai mes étudiants 2010 (avec lesquels je passerai plusieurs après-midi par semaine au mois de janvier). A la fin du mois, je serai à Paris pour la grand messe de la Convention E-marketing annuelle. Entre temps, il me faut boucler la refonte d’un site, assurer plusieurs séances photos produits et mener à bien les missions récurrentes que m’ont confiées ipernity et allinmymusic.
Autant dire qu’à ce rythme, je ne pense pas venir encombrer vos flux rss avant quelques semaines…
J’ai reçu cette semaine ma déclaration trimestrielle de chiffre d’affaire, à renvoyer au RSI accompagnée d’un chèque, bien entendu. Ce premier trimestre officiellement écoulé est un alibi parfait pour faire le point sur les démarches et mon ressenti par rapport à mon expérience d’auto-entreprenaute.
De nombreux sites se sont créés pour permettre aux aspirants entrepreneurs de mieux comprendre ce statut. Parmi eux, je citerais ceux qui sont devenus mes références :
Les leçons que j’ai pu tirer de ces premiers mois d’activités sont nombreuses mais je soulignerais essentiellement :
La facilité de ‘gestion’ d’une auto-entreprise. La seule obligation légale étant de tenir un livre de recettes, il suffit d’un tableau excel sur 3 colonnes pour faire sa compta et ses déclarations. Certes, des outils un peu plus pointus permettent de faciliter les choses (je pense notamment au logiciel de gestion Ciel Auto Entreprise, gratuit et efficace), mais globalement, ce statut est vraiment accessible au plus grand nombre (ce qui pose un problème de qualité de service, en tant que professionnel, mais c’est un autre débat).
La problématique du plafond que les entrepreneurs m’opposent souvent, arguant qu’ils le dépassent allégrement. Or, en y réfléchissant bien, 32.000 euros de CA annuels représentent 2.000 euros nets de rémunération mensuelle, une fois payées les charges. Plutôt bien, pour se lancer, surtout quand on sait que, chargé à 45-50% dans le cas d’une SARL, il faut réaliser un chiffre d’affaire d’environ 50.000 euros annuels pour dégager la même rémunération ! Ce statut est définitivement pour moi le tremplin idéal et sans risque qui manquait au paysage entreprenarial français.
A titre plus personnel, mais cela n’a rien de spécifique au statut d’autoentrepreneur, j’ai été confrontée à la difficulté de définir mon activité, mes compétences, mes prestations. Il est pourtant primordial d’être capable de définir une offre et de l’expliquer : au delà même de l’objectif commercial, avoir une idée précise de ses compétences et de ses domaines d’intervention est une étape indispensable dans la construction de ses méthodologies de travail, la mise en oeuvre des prestations et la rédaction des livrables…
On dirait bien que dans le domaine de la création d’entreprise comme ailleurs, la réflexion stratégique, la définition de ses cibles et de ses objectifs, la pleine conscience de ses limites et des implications du projet restent indispensables )
En ce qui concerne les conférences, je crois que tout a été dit. Il y a du bon, du mauvais, ce n’est pas l’expertise qui prévaut mais la capacité de l’entreprise à payer pour animer une conférence. Celles auxquelles j’ai assisté manquaient cruellement d’intérêt, mais avait le mérite de vulgariser l’approche pour des néophytes.
Coté réseau, j’ai adoré la soirée des Entreprenautes Associés, qui m’a permis de découvrir des profils très variés et de rencontrer des contacts jusque là virtuels, dans une ambiance bon enfant, qui m’a rappelé celle de nos soirées Open Coffee Club.
Enfin, ce qui m’a le plus marqué pendant ces 3 jours à arpenter les allées, à la recherche de nouvelles technos, nouveaux outils, nouveaux prestataires pour mes clients, c’est une tendance forte, du coté des « développeurs », à fournir des outils d’analyse en plus de l’outil à proprement parler. Longtemps cantonnés à des rôles de « fournisseurs de solutions techniques », j’ai l’impression que les prestataires, qu’ils soient développeurs ou intégrateurs de solutions web (notamment de CMS), ont vraiment intégré l’importance de fournir des outils de suivi allant au delà de la gestion commerciale. Rien de bien nouveau en soi, mais de plus en plus de sociétés semblent avoir pris toute la mesure des problèmatiques eMarketing, là où pendant longtemps, il y a eu les techniciens d’un coté et les marketeux de l’autre, les premiers rechignant à installer les outils tierces dont les seconds pouvaient avoir besoin.
Bilan donc plutôt positif, il me reste à trier l’énorme quantité de documentation et de cartes de visite que j’ai ramené dans mes (lourdes) valises…
J-7 avant le Salon E-Commerce 2009 à Paris, Porte de Versailles… et bien entendu, j’y serai.
Cette 6ème édition semble avoir encore gagné en maturité, et bien qu’il me soit parfois arrivée de déplorer la piètre qualité de certaines conférences, je retrouve avec plaisir, lors de cette grand messe annuelle, les acteurs du domaine avec lesquels je travaille tout au long de l’année et qu’il m’est malheureusement difficile de voir plus souvent, depuis ma province profonde .
Régies, supports, plateforme d’affiliations, services innovants, nouveaux produits, nouvelles technos, autant de ressources et d’informations que j’engrange pour mieux les restituer lorsque je me retrouve confrontées aux problématiques de mes clients.
Et c’est avec plaisir que je participerai au cocktail Blog2blog, organisé par Ebusiness, qui se tiendra le mercredi 30 septembre de 14h à 15h30.
Et pourtant, mon Blackberry ne me quitte pas ! Mais je remarque, ces derniers mois, une tendance à le laisser en mode silencieux le plus souvent possible.
Il y a de bonnes raisons égoïstes à ce rejet de la ‘communication téléphonique’ (parce que j’use et j’abuse sans vergogne des autres usages de mon téléphone, je faceboook, je tweete, je msn, je sms, je tweetpic, je maile, je googlize,…) :
Le téléphone est intrusif. Il sonne et il faut répondre, toutes affaires cessantes, perdre le fil de ses pensées, interrompre une conversation, un dîner, peut-être… Sans parler du fait que souvent l’appelant profite d’un temps mort pour passer un ‘coup de fil’ et que l’appelé, lui, est peut-être en plein boom (j’ai des milliers d’exemples à ce sujet que je ne saurais publier, par égard aux fameux appelants qui tombent mal).
Le téléphone n’est pas productif. Dans le domaine professionnel, les conversations téléphoniques, si elles peuvent débloquer une situation, sont généralement suivies d’un mail, qui récapitule les échanges. Pourquoi ne pas sauter l’étape ‘intrusion’ et passer directement par la case mail, alors ?
Le téléphone ne laisse pas de traces. Et sans virer à la paranoïa, il est intéressant de pouvoir relire un échange de mail ou un chat pour y retrouver une information, plusieurs jours après l’échange.
Le téléphone est dans l’immédiateté, contrairement au mail, qu’on peut lire dès la réception mais à propos duquel il est plus aisé de prendre le temps de la réflexion avant de faire une réponse.
Enfin, le téléphone n’est pas fiable. Un passage sous un tunnel, une borne GSM saturée et vous voilà en communication avec Dark Vador, voire avec l’homme invisible inaudible.
Ainsi, je n’aime pas le téléphone. Et pourtant, il faut bien que je sois joignable.
Je le suis. Mais pas à tout prix. Ainsi, à moins d’attendre un appel, je ne réponds pas en conduisant, je ne réponds pas aux appels professionnels le week end, et je ne réponds pas à ma famille quand je travaille. Il m’arrive même de ne pas répondre au client A le jour ou je travaille sur le dossier du client B, pour ne pas me disperser.
En revanche, je suis extra joignable, et extra réactive, par les autres ‘canaux’. Je scanne rapidement mes mails en continu, même à l’extérieur, avec un délai de réponse généralement dans l’heure, maximum dans la journée, mes proches savent que je réponds toujours aux SMS et je suis joignable sur différentes messageries instantanées dès que j’ai un ordi entre les mains (soit de mon réveil jusqu’à mon coucher, généralement).
Sauvage, moi ? Non. Juste un peu nerd sur les bords, peut-être…
Riche en échanges et en contenu, le Barcamp est également un lieu de rencontre pour passionnés, d’horizons divers, tous particulièrement intéressants et compétents. De nouveaux blogs sont venus compléter mes lectures, de nouveaux tweets sont apparus sur mes écrans et de nouveaux noms enrichir mon carnet d’adresse.
Mais au delà de cette dimension très virtuelle, je retrouve régulièrement les uns et les autres, notamment lors des soirées Open Coffee Club, pour échanger à nouveau, pour boire un verre, pour s’entraider. Très humain, tout ça !
Je participerai donc avec plaisir au prochain BarCamp Sophia, et je vous invite à en faire autant !
Auto-entreprenante, blonde outside, geek inside, j'accompagne les entreprises dans la mise en oeuvre de leurs projets web, de la conception de leur site à la promotion de leur marque sur internet.
Je livre sur ce blog, en vrac, les résultats de mes tribulations égotiques, sur fond de marketing et de technologie.
Si vous souhaitez en savoir plus sur moi, je vous invite à cliquer ici pour consulter ma bio détaillée.