mar 7, 2010
Posted on mar 7, 2010 in Me, myself & I | 0 comments
Depuis plusieurs mois, bloggueurs américains et français s’interrogent sur la « mort annoncée » du blogging (notamment ici Olivier Mermet, dont je partage l’analyse).

Je ne reviendrai pas sur les conclusions des différents blogueurs qui se sont penchés sur le phénomène, nous avons tous constaté une modification dans le rythme de publication de billets, le glissement vers Twitter des billets de type « revue de web », la spécialisation des blogs dits « influents », l’abandon de ceux moins professionnels au profit de Facebook.
Là où je m’interroge c’est sur ma capacité à produire, ici, du contenu original, politiquement correct, pertinent, en accord avec ma ligne éditoriale, suffisamment trendy pour me valoir un max de visites et de RT… Au final, je m’interroge sur l’essence même de ce blog, sa raison d’être.
A force de vouloir professionnaliser mon blog, lui conférer un aspect lisse et policé, qui ne nuise pas à mon « e-réputation », j’ai l’impression d’avoir perdu mon âme. Et publier des articles de type « liste » (connus pour être plus lus que de longs articles), ou rebondir sur le tout dernier article US hyper-pointu qui fait déjà couler l’encre blogosphérique, ça ne m’amuse pas (plus ?).
Je regrette les coups de gueule et les billets futiles qui ponctuaient mon flux de publication de virgules spontanées, parfois drôles, toujours sincères. Et clairement, la baisse de mon rythme de publication est liée à cette perte de plaisir, poster un article représentant plus une « corvée » nécessaire (*tain, il faut que je blogue, mon dernier article date d’un mois, pas bon pour les stats) qu’un exercice plaisant comme à mes débuts.
Le blogging n’est pas mort, il se professionnalise, il se spécialise, les articles deviennent plus longs, plus étoffés, plus étudiés. De vrais dossiers complets sur de grosses problématiques, de l’analyse, de la dissection… Définitivement pas mon truc, avec mon fameux esprit de synthèse et mon pragmatisme.
Alors, mon blogging est-il mort ?
fév 14, 2010
Posted on fév 14, 2010 in Marketing & Stratégie | 1 comment
Pendant ma semaine de vacances, j’ai pu constater chez les ‘petits’ commerçants des stations de ski des Alpes une véritable recherche d’apport de valeur ajoutée à leur clientèle.
Du boulanger qui livre tous les matins avant 8 heures les croissants et autres gourmandises que vous aurez choisies à votre arrivée, au fromager qui commercialise des « kits raclette » et prête la machine adéquate, à la supérette qui commercialise des paniers « fond de placard » (épicerie, condiments, etc…) dans des formats adaptés pour des séjours d’une semaine, en passant par le « kit ménage » commercialisé à la réception de la résidence, j’ai été surprise de voir à quel point la notion de ’service’ était présente.
Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec les sites de vente en ligne… Mis à part le cross selling, un process de livraison efficace, et quelques services tels que l’emballage cadeau, quels sont les moyens dont disposent les ecommerçant aujourd’hui pour apporter à leur clientèle un véritable service à valeur ajoutée, cette proximité, ce sens du service ?
Il y a bien entendu des avancées, telles que des moteurs de recherche internes plus pertinents (recherche par taille, par forme, par couleur,…), la visualisation 3D des produits, la possibilité de personnalisation, des essayages virtuels, des guides pratiques… Autant de services qui améliorent grandement, c’est certain, la perception de qualité du site par les internautes et qui favorisent forcément la transformation.
Mais rien qui ne puisse remplacer le contact avec des commerçants motivés et « commerçants », justement.
J’ai été prise à parti, il y a quelques mois, par un fervent défenseur du commerce de proximité, qui voyait dans le e-commerce un concurrent déloyal et n’arrivait pas à comprendre mon discours lorsque je parlais de complémentarité et de positionnements différents.
La réponse est probablement dans cette notion de service, qui permettra aux commerces de proximité de fidéliser leur clientèle par des services bien « réels », par ce contact que de nombreux acheteurs jugent primordial (et pas que les plus de 60 ans, je peux vous l’assurer !)
Pour autant, ils ne sauront se passer d’internet, pour communiquer et apporter à leurs clients la simplicité et la rapidité propre à l’outil web. Certains le font déjà très bien, armés de leur page fan sur Facebook, ou de leur compte Twitter, au point d’en faire de véritables canaux d’information et d’échange, et parfois sans avoir même de site à proprement parler.
C’est une approche différente du web, loin des sites vitrines vendus par les webagency au début du siècle. C’est une politique d’entreprise, un état d’esprit, une nouvelle donne. Et c’est un sacré challenge, à mon avis, tant pour les professionnels du web que pour les commerçants d’aujourd’hui et de demain.